La pratique du trail running, un remède naturel pour apaiser les esprits

Une connexion constante, une sollicitation exacerbée. Au travail comme sur les réseaux, nous essayons d’être présents partout. En famille, avec les amis, nous donnons le change. Nous oublions souvent l’essentiel et nous accélérons le mouvement, par mimétisme inconscient au scroll incessant et quotidien sur nos écrans. Il faut être partout, il faut être productif, il faut être performant. Sauf que ce n’est pas tenable.

Une connexion constante, une sollicitation exacerbée. Au travail comme sur les réseaux, nous essayons d’être présents partout. En famille, avec les amis, nous donnons le change. Nous oublions souvent l’essentiel et nous accélérons le mouvement, par mimétisme inconscient au scroll incessant et quotidien sur nos écrans. Il faut être partout, il faut être productif, il faut être performant. Sauf que ce n’est pas tenable. Notre corps et notre esprit ont besoin de se ressourcer. Il faut apprendre à appuyer sur le bouton pause, avant que les dégâts sur votre santé mentale n’arrivent et vous obligent à appuyer sur le bouton stop. Un stop aux allures de burn-out. C’est précisément le bon timing pour se mettre au vert. C’est précisément le bon timing pour enfiler une paire de basket (de qualité), une tenue appropriée (la boutique du Duc à tout ce qu’il faut : https://www.duc-army.fr/) et prendre un bon bol d’air frais, au rythme d’une foulée légère et salvatrice. Le trail running est bien plus qu’une discipline, c’est une thérapie à ciel ouvert. Au-delà du renforcement musculaire ou de l’amélioration de votre forme physique en général, c’est sur votre santé mentale que la course en sentier opère ses plus beaux miracles.

 

Se faire plaisir et courir sans se mettre la pression

La magie du trail running est indiscutable. Après plusieurs semaines passées à subir, cardio en PLS, mais dopamine au top, l’envie de courir vous happe alors, sans crier gare. La passion s’installe. Enfiler vos baskets devient un besoin. Car notre cerveau le sait, cette sortie en plein air va permettre de réguler la pression. Cette tension, accumulée au cours de la journée, va s’évaporer au fil des kilomètres. Les problématiques restées sans solutions apparente vont parfois même se résoudre en cours de route. C’est là toute la beauté d’accepter de prendre du recul pour avoir un meilleur élan et avancer de manière saine dans notre vie. Ce moment passé à l’extérieur n’est pas du temps perdu. Au contraire, cela permet de remettre les compteurs à zéro, de booster son énergie et son mental pour revenir en pleine possession de ses moyens. On ne parle pas de chrono, on ne parle pas de performances, mais de simplement prendre le temps de se faire du bien sainement, de permettre à notre corps et à notre tête, d’être alignés dans un moment de détente qui sera bénéfique pour notre santé.

 

Être au contact de la nature, un besoin humain parfois oublié

Le premier bienfait du trail en nature est immédiat : la déconnexion. Car l’humain a un besoin inné, parfois oublié : se connecter au vivant. Courir sur les sentiers, ce n’est pas simplement faire du sport et entretenir sa santé. Cela va bien au-delà. C’est aux antipodes de la salle de sport, où la musique bat son plein, où parfois, les regards des uns et des autres engendrent du mal aise ou de la comparaison. Même sur les vélos ou les tapis de courses, le téléphone demeure fixé au regard et les écouteurs, greffés aux oreilles. Comment se déconnecter réellement dans ces conditions ? Certes, les effets du sport sur votre corps seront peut-être visibles, les muscles se dessineront au fil du temps. Mais quid de la santé mentale ? Crapahuter sur les sentiers, c’est se reconnecter au vivant et c’est se déconnecter du reste, qui pollue notre esprit. Le silence soigne. La sursolicitation de nos sens nous surmène mentalement. Le craquement des feuilles sous les semelles, le souffle du vent, l’odeur de la flore… Ces stimuli naturels abaissent instantanément le taux de cortisol, l’hormone du stress. Et on le sait aujourd’hui, un taux de corstisol élevé n’est pas bon pour notre corps. Face à la beauté d’un paysage, l’immensité de montagne, nos problèmes quotidiens (qui nous paraissaient insurmontables) reprennent leur juste place.

 

Le corps fait l’effort tandis que l’esprit s’apaise

Pourquoi le trail apaiserait-il l’esprit ? Dans notre sport, l’attention doit être totale. Des sentiers irréguliers, un caillou instable, une racine cachée sous le feuillage, une descente technique, la boue qui transforme le chemin en patinoire, bref ! Chaque foulée demande une micro-décision. Cette vigilance nous plonge dans une concentration profonde, où le temps de réactivité doit être court. Il faut prendre la bonne décision et le faire rapidement pour ne pas glisser, se faire une cheville, se prendre une branche dans le visage, etc. On se retrouve alors ancré dans le présent et acteur du moment. Nous ne sommes plus passifs, nous devons agir efficacement. Mais cette réaction rapide est saine. Ce n’est pas le sentiment de frustration ou de pression que l’on peut ressentir lorsqu’une deadline approche au travail. C’est autre chose. Un état proche de la méditation active. Le cerveau arrête de ressasser les problématiques et reste focus sur l’instant. C’est une réelle libération cognitive qui offrira à votre esprit l’apaisement. À la fin d’une sortie, au-delà des bienfaits de l’effort physique, c’est également le mental qui en profite et s’allège des soucis du quotidien.

 

La Chimie du trail, quand le bonheur en est la résultante

La pratique du trail running possède de nombreux avantages. La sensation de bien-être, ou même d’euphorie que l’on ressent après une séance n’est pas une légende urbaine. La chimie y joue un rôle, elle libère certains neurotransmetteurs. Et ceux-ci sont très intéressants, car ils sont bénéfiques pour notre santé physique et mentale, ils améliorent notre bien-être. Par exemple :

Les Endorphines : elles agissent comme des opiacés naturels, réduisant la douleur et créant une sensation de bien-être.

La Dopamine : le fait d’arriver au sommet, ou de terminer une sortie longue, libère de la dopamine, la molécule de la récompense, renforçant l’estime de soi.

La Sérotonine : l’exposition à la lumière naturelle, même par temps gris, booste cette hormone qui régule notre humeur et notre sommeil.

C’est cet équilibre chimique qui permet aux traileurs de mieux résister aux épisodes dépressifs et aux troubles anxieux. Alors pourquoi s’en priver ?

 

L’apprentissage de la résilience et le retour de l’estime de soi

Pratiquer le trail (sans vouloir battre tous les records ou mettre la barre trop haute) fait appel à une notion très importante, la résilience. Sortir sous la pluie, enfiler ses baskets après une journée harassante de travail, avoir chaud, soif, froid, un short mal ajusté, une brassière qui irrite jusqu’au sang. Tout cela peut arriver, c’est même assez fréquent. Avec l’expérience, les mésaventures diminuent. Mais il y a toujours des moments où l’on est dans le dur. Nous arrivons tous dans la « Paine Cave » de Courtney. C’est à cet instant que l’on apprend à gérer l’inconfort et la fatigue. À ce moment-là une seule chose compte : faire un pas de plus. Et on avance. Doucement, mais sûrement. Cette notion de résilience, cet apprentissage à supporter la douleur (jusqu’à un certain point, ne nous mettons pas en danger) va pouvoir nous être utile dans la vie de tous les jours. Au travail ou face à des situations compliquées avec nos proches. Cela devient une véritable force. Un pilier sur lequel s’appuyer. On relativise et on apprend la patience. La magie ne s’arrête pas là. Un sentiment (parfois disparu) réapparait avec force : la confiance en soi. Vous êtes capables de crapahuter dans des conditions parfois difficiles, vous êtes capables d’arriver au sommet de la montagne, vous pouvez affronter cette réunion difficile ou cette situation délicate dans votre vie privée. C’est simplement un autre type de montagne à gravir. Mais le principe est le même : un pas après l’autre.

 

Le retour des choses simples (mais efficaces)

Le trail impose une routine saine. Préparer son sac, étudier son parcours, surveiller son hydratation…Avoir un programme clair est rassurant. C’est d’ailleurs ce qui séduit tant de coureurs dans l’approche de la DUC Army : transformer l’incertitude en une méthode structurée et accessible. En ayant un plan de route, on ne se demande plus « si » on va sortir, mais « comment » on va savourer la séance. Cette discipline stabilise nos vies parfois chaotiques. De plus, le trail, en épuisant sainement le corps et en nous exposant à la lumière naturelle, recalibre notre horloge biologique. Le sommeil devient réparateur, car une corps fatigué par les dénivelés réclame un repos profond. Moins d’écrans, plus de nature, c’est le retour des choses simples (mais efficaces).

 

Les chemins vous attendent

Le trail n’est pas réservé aux athlètes de haut niveau ou aux Montagnards chevronnés. Tout le monde peut s’y mettre. Et tout le monde devrait s’y mettre, à son niveau, pour une reconnexion à la nature, pour se retrouver soi-même. La pratique du trail running est un moyen simple et accessible de redonner un sens à sa vie, de ne pas sombrer dans une morosité ou un épuisement mental. Bien que la course à pied soit un sport individuel, l’esprit trail avec ses valeurs (entraide, respect de l’environnement, bienveillance) vous ouvre les portes d’une vraie communauté. C’est ce que vous trouverez en adhérant à la Duc Army : du partage, des échanges instructifs, de l’expérience, des bons plans, et bien d’autres choses encore. Le Duc nous met sur la bonne route et nous guide avec le lien ci-après, pour aller plus loin sur le mental et la préparation mentale en particulier

Définition de la préparation mentale en trail par Stéphane Brogniart

N’hésitez pas à enfiler vos baskets, à parcourir les sentiers et à admirer sans modération ces paysages que nous offre la nature. Soyez gourmands ! Car cette gourmandise est un moyen naturel et sain de ne pas perdre pied dans ce monde et de rester connecté à l’essentiel.

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